L'Impressionnisme
VAN GOGH et les Impressionnistes
Impression, Soleil Levant, qualifia ironiquement les intransigeants, comme on les appelait jusqu'alors, d' " impressionnistes ". Entre 1874 et 1886, il y eut huit expositions impressionnistes. En 1886, date de la dernière exposition, plusieurs peintres exposent dans les Salons officiels, où ils sont désormais admis.
Nymphéas.
Tournesols. Van Gogh a des visions d'halluciné dont ses œuvres profitent si sa santé en souffre. Il peint le Champ d'iris, le Ciel étoilé et quelques cent cinquante tableaux, les plus colorés que l'on n'ait jamais peint.
Durant cette période, il rencontrera Gauguin, alors méconnu, ainsi que Pissaro, le grand homme de l'impressionnisme. Il les considèrent comme ses amis ; Van Gogh rêve alors d'une grande communauté d'artistes où on pourrait travailler ensemble et pour les autres. Mais c'est justement avec eux que ce projet échouera. A la fin de sa vie, Van Gogh imprimera à sa touche un mouvement tourbillonnant, traduisant sa fièvre, son exaltation, sa folie (Nuit étoilée, 1888). Lorsqu'il peignait, il essayait de trouver "l'essentiel" pour saisir en quelques lignes le mouvement du modèle. Cet effort intense d'observation, de concentration se manifeste aussi dans les portraits, qu'il s'agisse d'autrui (
Madame Roulin, 1888, dont Van Gogh écrit : "...cela ressemble si l'on veut à une chromolithographie de bazar. Une femme vêtue de vert, à cheveux orangés, se détache contre un mur vert à fleurs roses...") ou de lui-même. La vision de Vincent, celle qui rayonne de ses œuvres, est la vision d'un monde coloré, chaleureux, ensoleillé. Et pourtant la réalité différait de l'idéal.
